Pamplemousse

Pamplemousse
J'aimerais partir à la mer. dans la voiture avec les copins, les rires clichés pré-enregistrés qui heurteraient mes tympans, les notes des stones au volume suicidaire et les paysages sauvages qui défileraient derrière le carreau un peu crade de la vieille volkswagen. puis l'arrivée en bretagne, le monde à l'état brut, sauvage, natif. les prunelles écorchées, le bruit des vagues qui soigne doucement mes oreilles de chat. un chat, d'ailleurs ; sur les rochers déchirés, les pierres cassées, il y a une vague silhouette féline à la cambrure d'une danseuse. le roulement de l'écume, ce sel qui t'emplit les narines, cette eau qui te colle à la peau, ce sable qui s'immisce entre tes orteils ; c'est l'explosion de mes cing sens anesthésiés.
je rentre dans la petite cabine en bois, l'odeur de l'érable fatigué pénètre dans mes fringues. je me déshabille le plus vite possible, l'excitation tend mes jambes et rend mes articulations fébriles. une écharde me rentre dans la main, au creux de ma paume. le sang perle, ça fait mal ; c'est magnifique. je sors.
je cours, le vent fouette et emmêle allègrement mes cheveux, j'ai l'esquisse floue tellement je pousse la vitesse à son plus haut. susqu'aux nuages.
et là, c'est le début de l'osmose, quand mes doigts de pied entrent en contact avec la mer, ma mer, ma mère. je frissonne de plaisir, la brise continue de se perdre dans entre mes cheveux, mes poils se hérissent sur ma peau glacée.
je pénètre dans l'eau avec la lenteur des premiers jours, savourant chaque instant qui passe, laissant l'eau glisser sur mes plumes, attendant l'orgasme sans impatience. je sens le picotement douloureux du sel sur ma chair ensanglanté à cause d'un crachat de bois. chaque seconde a des allures d'éternité, je ne sais plus le temps. il n'y a plus de temps, les aiguilles se sont brisées en deux sous l'assaut de la beauté intemporelle. plus rien, je suis seule. dans la mer, la mère.
enfin, l'eau m'arrive aux épaules et chatouille délicatement le creux qu'elles forment, et joue à cache-cache sur ma clavicule. je suis bien, putain. Il n'y a plus rien, plus rien. j'ai retrouvé ma mère, l'amour que je lui porte est sans fin, sans faim ; elle est tellement belle, j'ai l'océan qui coule de mes yeux, elle m'a tellement manqué que ça fait mal de la retrouver. mais je l'aime tellement, ma mer, ma mère.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 07:00

L'enfant qui s'est brûlé les doights adore le feu

L'enfant qui s'est brûlé les doights adore le feu
- Dimanche 15 novembre: 18ans
- Lundi 16 novembre; 8h30: oral concours d'infirmiére
( je ne sais pas non plus comment j'ai eu l'écrit)
- 19 Novembre: opération dents de sagesse
- A partir du 23 nov: Hotesse de l'air à l'aeroport de Metz Nancy
- du 1ére au 6 décembre: Paris pour voir mes amours
- 16 décembre: concert Wax tailor
- Nouvel an Amsterdam


La facon dont les gens agissent aujourd'hui, est absolument monstrueuse: ils disent contre vous, derrière votre dos, des choses qui sont absolument et totalement vraies.

# Posté le lundi 16 novembre 2009 05:21

Modifié le lundi 16 novembre 2009 05:32

Un rêve de forme en des jours de méditation

Je peux compatir à tout sauf à la souffrance. C'est trop laid, trop horrible, trop attristant.
D_ E_ M_ A_ I_N, j'arréte de fumer. (c'est un échec)

Un rêve de forme en des jours de méditation

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 12:51

Modifié le lundi 16 novembre 2009 05:38

Si c'était légal, je te tuerai

Si c'était légal, je te tuerai
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# Posté le lundi 02 novembre 2009 14:39

Modifié le mardi 03 novembre 2009 07:34

Winter ?


Je ne sais plus quoi penser, j'ai encore ton odeur qui me poursuit sur mes mains, sur mes cheveux. Tu es présent, dans ma tête. On se verra pendant les vacances, tu me la dis.

Moi, je crois que la grammaire, c'est une voie d'accés à la beauté
Winter ?

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 14:55

Modifié le lundi 16 novembre 2009 05:01